Uhuru Peak ©Celine Bouteloup

Retour sur l’ascension du Kilimandjaro par Maxime

Maxime, externe en 4e année de médecine à Paris, est parti à l’assaut du Kilimandjaro en septembre dernier. A 23 ans, il gravit le toit de l’Afrique avec notre équipe. Retour sur son expérience !

Quel circuit as-tu réalisé ?

Je m’étais bien renseigné sur les différentes voies pour grimper au Kilimandjaro. Compte tenu de mes différents critères, j’avais sélectionné la voie Lemosho pour sa longueur un peu supérieure à la traditionnelle Machame. Finalement, des suites du Covid-19, mon voyage a été annulé à moultes reprises. On m’a greffé contre toute attente sur un petit groupe de 2 personnes (bisous à vous Claude et Hélène) qui allaient entreprendre le circuit nord, celui que j’ai réalisé.

Qu’est-ce qui a été marquant pour toi lors de cette ascension ?

C’est très cliché, mais le plus marquant a été d’atteindre Gilman’s Point le 8ème jour. Pour les néophytes, ce n’est pas le sommet absolu du Mont Kibo, mais juste la bordure du cratère. On avançait quasiment à l’aveugle dans une nuit noire comme on en voit rarement en métropole, le froid me tranchait aisément les mains (je devais retirer mes gants pour activer ma caméra), le sol en gravillons fuyait nos semelles à chaque pas, la pente était raide comme une piste noire de ski et les virages semblaient infinis. On était en hyperventilation jusqu’à ce que le bruit de nos souffles n’étouffe tout autre son aux alentours.

Un autre moment fort a été lors de J5, où nous avions atteint Lava Tower à 4 700m. Je n’étais jamais monté aussi haut de ma vie. J’ai commencé à ressentir ces signes de mal aigu des montagnes. Soudain, j’ai eu des doutes… des doutes concernant la suite de mon aventure. Finalement, après une sieste et quelques larmes versées, j’ai compris que j’y arriverai.

Également, lors d’une mi-étape, j’ai fait une course de fond sur quelques kilomètres avec mon guide et des porteurs pour arriver en même temps qu’eux. C’est impressionnant de voir comment ils sont à l’aise en trail malgré des charges énormes qu’ils portent sur le dos. C’est tout à leur honneur !

Comment qualifierais-tu l’accompagnement de notre équipe sur place ?

L’équipe a été incroyable, gentille (vraiment, c’est rare de voir une amabilité aussi sincère). Je n’ai que peu de choses à dire vu qu’ils ont été irréprochables et si chaleureux.

Comment as-tu trouvé le niveau du trek ?

Ce n’était pas physiquement très dur. Il faut certes un minimum de condition physique, mais par exemple je n’ai jamais eu de courbatures musculaires. Oui, on a mal aux articulations en fin de journée, mais ça va mieux le lendemain. La plus grande difficulté est mentale. Il est important de toujours en vouloir, et toujours croire en ce qu’on veut. Techniquement, j’avais aucune expérience de longues marches. J’ai appris à utiliser des bâtons pour un meilleur rendement et une gestion de poids optimale. Il faut faire attention en descente, surtout que la vigilance diminue avec la progression de la fatigue. Par contre, il faut prendre garde aux effets du mal aigu des montagnes qui peut toucher n’importe qui peu importe l’entraînement physique. On est de toute manière très bien conseillé par les guides sur les choses à faire ou non.

Une telle ascension a besoin de préparation ? Comment t’étais-tu préparé avant de partir ?

Je fais beaucoup de course à pied, de boxe et de vélo. Ça m’a permis de développer un cardio suffisant pour être à l’aise.

Quel équipement avais-tu ?

J’ai pris l’équipement recommandé par le guide d’Atalante pour ce voyage. Hormis le matelas gonflable dont j’ai voulu me délester avant de partir (grossière erreur 😉).

Tenté par l’aventure ? Nos treks en Tanzanie, c’est par ici →

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